Article: Réflexion personnelle

Réflexion personnelle

Réflexion personnelle

Il me semble qu’il existe divers outils permettant de réduire la possibilité de naissance d’un conflit où l’on peut ou ne pas être impliqué. Tout en sachant que les conflits existent et existeront toujours et que ceux-ci sont nécessaires au développement d’une personne.

Tout d’abord, je pense que dans toute relation la chose la plus importante est la communication. Apprendre à communiquer permet selon moi d’éviter bien des conflits.
Nous communiquons tous de manières différentes puisque nous sommes tout différents et possédons un vécu personnel.
Afin de comprendre et d’être compris, il faut savoir qu’il existe différents niveaux de communication. On peut exprimer ce que l’on voit, ce qui est de l’ordre de la description, de l’objectivité. On peut exprimer ce que l’on pense. Tout ce qui est de l’ordre du jugement, de l’interprétation. Et pour finir on peut exprimer ce que l’on ressent : nos sentiments, émotions, besoins.
Il est important d’avoir connaissance de cette information afin que la relation soit constructive.

Pour moi dans toute relation, il est important:

-D’être spontané, d’être soi même ;
-D’être objectif, se limiter à une description objective des objets, des personnes et des faits.
-D’être respectueux ;
Apprendre à se connaître : … ce que l’on aime, ce que l’on aime pas, ce que l’on déteste, ce que l’on accepte pas : ses valeurs personnelles.
-Essayer de comprendre l’autre, ce qu’il ressent sans le juger. Attention comprendre quelqu’un ne veut pas dire accepter ce qu’il fait.
-Ecouter la personne et reformuler ses propos afin de comprendre la situation. Il s’agit de refléter ce que la personne a dit afin de lui monter que j’ai entendu ses propos et ainsi lui permettre de poursuivre son explication.
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Tout cela permet d’être authentique et de se donner la possibilité de comprendre l’autre ; qui il est, ce qu’il désire, quels sont ses besoins.
Ensuite, les règles permettent d’établir un cadre précis. On prend connaissance des choses que l’on peut faire et ne pas faire. Lorsque je débute une activité, je répète toujours trois règles fondamentales, trois règles de savoir-vivre :

-Se respecter ;
-Respecter les autres ;
-Respecter le matériel.

Cela permet de délimiter un espace précis où l’on peut faire et ne pas faire certaines choses. Il ne faut pas laisser part au laisser-faire totale sans règles de départ, de sécurité…

Pour terminer, je dirais qu’il est important d’avoir un regard sur ses émotions lorsque l’on est impliqué dans un conflit.

-Qu’est-ce qui fait que j’ai réagit ainsi ?
-Qu’est-ce que j’ai ressenti lors de cette situation conflictuelle ?
-Quelle est la signification ?
-Comment puis-je gérer ses émotions ?

Prendre le temps de reconnaître ses émotions, de les comprendre.
Il me semble également intéressant de travailler sur les émotions avec les enfants. Cela leur permet d’identifier leurs émotions et celles des autres.

Exemple :
-je suis triste, je suis en colère 
-mon copain a l’air d’être content que je joue avec lui. Il n’a pas l’air content.

Il faut apprendre à l’enfant à écouter l’autre. Entendre ce qu’il a à dire ou bien le lire sur son visage, son corps.

"Pour cela on peut travailler en arts plastiques sur le visage : présentation de portraits de peintres, de sculptures où l'expression ou l'attitude marque un sentiment, réalisations plastiques.
Travail de mime en regroupement : montrer une image aux enfants et leur demander de reproduire l'expression du personnage (puiser dans les personnages de bandes dessinées ou d'albums de la classe).
Travail en danse : S'arrêter à un signal sur une expression : triste, content, en colère, effrayé, fatigué, agité...
À partir d'albums, de contes, faire identifier, nommer les expressions, les sentiments des personnages.
Lors des interventions dans la cour, faire réagir un enfant quant aux sentiments de l'autre : Demander : Est-ce que ça l'amuse ce que tu fais ? Regarde la tête qu'il fait et dis-moi. Il a peur... Il pleure... Il est fâché... "

On peut également faire des masques en classe. Demander à l’enfant de le décorer selon son humeur du jour et puis lui demander d’exprimer ce qu’il a réalisé.
Pour moi, il faut « être » avec les enfants. Etre spontané, être soit. Les enfants sont très riches car ils sont en plein dans la période de l’innocence mais nous aussi, nous avons cette capacité il faut simplement puiser au plus profond de soi afin de trouver les solutions qui nous semble juste.

Ajouté le: Lundi 01 mars 2010 @ 15:46
Dernière modification le: Lundi 01 mars 2010 @ 15:48

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